Scylla

Scylla

Parole : Solitude

Souvenez-vous que je vous aime autant qu'un homme le peut Mais elle aussi m'est indispensable Elle qui a cette beauté sauvage dont personne ne veut Qui a fait goûter la folie même aux plus grands sages Au départ je l'ai fuie Je n'ai pas directement compris son langage Je n'ai vu que les épines de la rose, pas les pétales ni les fruits Ils se dévoilent sans doute lorsque l'on prend de l'age Elle et moi, on ne fait rien de mal C'est étrange, je ne sais pas ce que les autres voient On parle de tout et de rien, ensemble on se trimballe J'avoue que ça me dérange lorsqu'elle me parle un p’tit peu trop de moi Ensemble on rit, on rêve A deux on cherche des yeux dans les étoiles ce que les cieux m'ont pris Rappelez-vous toujours à quel point je vous aime Mais sachez aussi que jusque là c'est elle qui m'a le mieux compris Elle me connaît depuis tout petit Elle a remplacé mon père Elle s'est souvent cachée sous le lit Elle est ma plus vieille compagne, le temps qui passe la cultive J'ai cru pouvoir faire ma vie sans elle mais j'étais stupide Observe bien au fond de mes yeux, elle s'est incrustée Approche, vois comme elle a sculptée son visage dans mes pupilles Ce sera bientôt l'heure d'y aller Ma tendre solitude me rappelle Je sens le parfum de ma fleur damnée C'est à nouveau l'heure d'y aller Ma solitude me rappelle Elle est ma tendre fleur damnée Elle me rappelle, j'y vais Au fond je l'aime peut-être un p'tit peu trop je pense Car dès qu'elle me réclame, je ne peux pas ne pas y aller Sur le champ je pars lui accorder une autre danse Et je sais que je ne serai jamais son unique cavalier Oui je l'accepte, je la laisse m'emporter Je sais à quel point notre amour est fragile Au départ je subissais, je ne pouvais pas la supporter Mais on s'aime passionnément depuis ce fameux jour où je l'ai choisie Elle me connaît depuis tout petit Elle a remplacé mon père Elle s'est souvent cachée sous le lit Ma solitude préfère que je parle peu Elle dit que pour les rêves le verbe est prédation Elle sait que le silence est le langage de Dieu Que tout le reste n'est que mauvaise interprétation Elle aime se faufiler dans mes entailles de regards Elle dit que j'ai le chant d'un animal blessé Elle sait que je ne me sens à ma place nulle part Que jusqu'ici elle seule a su m'apprivoiser Je vous aime autant qu'un homme le peut Mais dès qu'elle me réclame, ce n'est pas ma faute, je tremble Qu'importe le temps et qu'importe le lieu Sur le champ je pars lui accorder une autre danse J'y vais, j'y vais...
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